S'identifier - S'inscrire - Contact
 

Recherche


Archive : tous les articles


 Les technologies filaires pour l’accès

Annexe au chapitre informatique de prospectic-2008

 

Mots-clés : ,

Les technologies filaires, en particulier les technologies de type utilisant les lignes téléphoniques, font de grand progrès et devraient voir leurs débits  multiplier par 100 dans les 7 prochaines années. Cela est cependant inférieur à la multiplication par 1000 des débits attendus dans les 7 prochaines années dans les réseaux sans fil. Si les boîtiers ADSL permettent aujourd’hui des débits (descendants) jusqu’à 25 Mbps, des expériences sont prévues à 1 Gbps (1 million de bits par seconde) dans le courant de l’année, et à 2,5 Gbps dès 2009. Les usages prévus ne sont pas tant l’utilisation d’une telle bande passante en continu que la capacité de télécharger extrêmement rapidement de très gros fichiers tels que des films en vidéo à la demande, par exemple.

Pour en savoir plus : La famille xDSL

La paire téléphonique était prévue à l’origine uniquement pour les communications  téléphoniques avec une bande passante de 3200 Hz. L’amélioration des codages et du traitement des erreurs a permis d’utiliser des fréquences plus hautes pour y passer des données de type internet et même de la télévision. Mais ce débit est fortement dépendant de la distance entre l’utilisateur et le DSLAM (l’équipement spécifique pour l’ADSL placé dans le répartiteur, ou le sous-répartiteur, qui rassemble les lignes téléphoniques de plusieurs utilisateurs). La longueur de la boucle locale française est de 1,9 Km en moyenne, mais ce chiffre cache une grande disparité entre les secteurs urbains et ruraux.

Il existe d’autres utilisations que l’ADSL de la ligne téléphonique tels que le SDSL (symétrique en débit montant et descendant mais qui plafonne à 4 Mbps) ou encore les versions haut débit comme le HDSL (qui nécessite une distance inférieure au kilomètre) ou encore le VDSL (limité à 200m)

La se développe également jusque chez l’abonné dans les milieux urbains. La version la plus répandue au niveau mondial est le (Passive Optical Network) ou le même signal est diffusé sur tout le réseau (le plus souvent en étoile). Cette approche permet d’optimiser en utilisant des parties communes à plusieurs utilisateurs, tout le monde n’utilisant pas le réseau au même instant. Pour Orange, par exemple, 48 utilisateurs se partagent une fibre d’un débit de 2,5 Gbps, ce qui donne un débit par utilisateur entre 50 Mbps et 2,5 Gbps. Pour Free, au contraire, chaque utilisateur dispose de sa propre fibre et d’un débit dédié.

Le permet avant tout de passer simultanément un ensemble de chaînes TV (contrairement à l’ADSL qui ne transporte qu’une seule chaîne par utilisateur, rendant plus long le changement de chaîne). Le câble TV permet également d’accéder à l’internet grâce aux spécifications Docsis 1.0 et maintenant 1.2 [1].

Le (Courant Porteur en Ligne ou « Power Line Communication » en anglais) existe sous deux formes. La version Indoor (à l’intérieur) permet de créer un réseau local au sein d’une maison. La version Outdoor (à l’extérieur) permet d’acheminer l’internet jusqu’à une maison ou une société. Il est ainsi possible d’avoir un réseau CPL dans une maison relié à l’ADSL ou bien au contraire d’avoir un accès CPL à l’internet qui est distribué dans la maison par réseau Wi-Fi. Le CPL Outdoor nécessite des dérivations complexes autour des transformateurs. Il est aujourd’hui utilisé pour la télé-relève des compteurs.

Note

[1]   Docsis (Data Over Cable Service Interface Specification) : http://www.cablemodem.com/

Le livre Prospectic, nouvelles technologies, nouvelles pensées (FYP éditions 2008)


Session

Nom d'utilisateur
Mot de passe

Mot de passe oublié ?

Identifiez les nouveaux articles et commentaires, signez les, et plus !

S'inscrire