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 Le WiMAX et le WiRAN

Annexe au chapitre informatique de prospectic-2008

 

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La technologie permet d’améliorer les performances par rapport au Wi-Fi en terme de débit et de portée. Il se positionne donc non plus comme un réseau local sans fil mais comme un concurrent sans fil des autres technologies de la boucle locale comme l’ADSL. On parle ainsi parfois du WiMAX comme du (Wireless Digital Subscriber Line).

Le WiMAX qui utilise des fréquences dans les bandes 2,5 et 3,5 GHz, permet de couvrir des zones peu denses. Une antenne peut proposer jusqu’à 30 Mbps dans un rayon de 10 Km permettant d’apporter du haut débit à une centaine de clients [1]. Pour se rapprocher des débits théoriques (70 Mbps sur 50 Km), il faudrait des fréquences plus faibles, de l’ordre de 500 MHz qui permettent aux ondes électromagnétiques de se propager plus loin et de mieux passer au travers des murs). Dans les faits, ce sont même plutôt des rayons de 2 Km qui sont utilisés en zone rurale lorsque l’on utilise la fréquence de 3,5 GHz. Il est également possible de créer des cellules plus petites en ville, pour densifier le réseau, chaque cellule couvrant une centaine de foyers.

Pour en savoir plus : WiMAX fixe ou WiMAX Mobile ?

Face à l’arrivée du WiMAX mobile (Mobile WDSL), le WiMAX fixe (fixe WDSL) perd de son intérêt : il rappelle le téléphone Bibop où on devait se rapprocher d’une borne pour téléphoner et ne pas s’en éloigner. Cette technologie a vite disparue à l’arrivée des réseaux de téléphonie mobile comme le GSM. De plus, le WiMAX mobile utilise un codage plus évolué que le WiMAX fixe (découpage en classe de temps pour le WiMAX fixe, découpage en classe de temps et sous fréquence dans un codage appelé en WiMAX Mobile).

Cependant, le WiMAX Mobile n’est pas autorisé actuellement en France pour ne pas rentrer en compétition avec les licences de téléphonie mobile qui ont été attribuées pour une somme de 619 M€. Les équipementiers lancent cependant du matériel compatible avec le WiMAX mobile et les opérateurs brident la fonctionnalité de passage d’une cellule à l’autre (). La Suède ou la Finlande dont les licences étaient gratuites lancent le WiMAX mobile.

Lorsque le WiMAX mobile sera autorisé, le WiMAX fixe pourrait survivre pour l’équipement des zones mal desservies grâce à des antennes qui pourraient être plus importantes sur les équipements fixes.


Un des avantages du WiMAX pourrait être son intégration directement dans les shipsets des ordinateurs avec Wi-Fi, mais peut être également WiMedia et WiRAN.

Une prochaine version est en cours de préparation (projet de standard IEEE 802.16m) qui permettra des débits entre 100 Mbps et 1Gbps, compatibles avec les évolutions des autres réseaux mobiles ( et ).

Le (Wireless Regional Area Network ) est prévu pour sortir fin 2008 ou début 2009 en bénéficiant des évolutions de la téléphonie 3G et des recherches sur la 4G. Le WiRAN pourrait utiliser les bandes de fréquence libérées par la fin de la télévision analogique (qui cède le pas à la TNT) qui sont particulièrement intéressantes pour les réseaux car sur des fréquences moins élevées que les réseaux informatiques et de téléphone. Ces fréquences comprises entre 54 et 862 MHz, permettent des portées plus longues et traversent mieux les murs. Une seule antenne de 1 W pourrait ainsi couvrir jusqu’à 1 million d’utilisateurs, permettant des coûts de déploiement bien plus faible que pour les autres réseaux informatiques.
Après la période actuelle de recouvrement avec la TNT, la télévision analogique s’arrêtera (en 2012 en France) et les fréquences des 6 chaînes nationales analogiques seront libérées pour d’autres usages. On parle de « ». Les Etats-Unis ont décidé récemment d’attribuer les fréquences au WiRAN et ne feront pas payer de licence afin de favoriser le déploiement et de développer la productivité américaine. En France, les opérateurs de télévision souhaitent conserver ces fréquences pour de nouvelles chaînes de télévision en TNT ou en TNT mobile mais rien n’est encore décidé. La lutte pour récupérer le dividende numérique devrait être forte entre les opérateurs de télévision traditionnels et les opérateurs de réseaux multimédias.

Cependant, par certains cotés, les usages du WiRAN pourraient ressembler plus à de la télévision interactive qu’à des réseaux internet classiques sans fil (pour lesquels le WiMAX est mieux adapté). En effet, il s’agira d’un réseau très fortement asymétrique : 1,5 Mbps et peut être même jusqu’à 4 Mbps par utilisateur en descendant mais avec seulement entre 64 et 384 Kbps en liaison montante.

Note

[1]  Cela ne signifie pas que le débit par client serait de 1% de 30 Mbps soit 300 Kbps car tout le monde n’envoie pas des paquets de données en permanence. Dans un réseau ainsi partagé, chacun se retrouve avec un débit moyen du même ordre de grandeur que les connexions ADSL1 : 1 à 4 Mbps

Le livre Prospectic, nouvelles technologies, nouvelles pensées (FYP éditions 2008)


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