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 IBM lance la deuxième étape des interfaces avec le cerveau

 

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Dans sa sixième prévision "5 in 5" parue le 19 décembre (5 technologies pour dans 5 ans), IBM propose entre autre de développer les interfaces entre le cerveau et les ordinateurs pour 2017 (BCI : Brain Computer Interface).

Il existe des travaux de longue date, depuis les années 70 sur ce sujet, et d'ores et déjà des casques sont vendus pour détecter certaines ondes cérébrales à pour quelques centaines d'euros à l'attention des joueurs. C'est le cas par exemple d'Epoc ou de Mindset, devenu Mindwave (en fait des électroencéphalogrammes simplifiés, connectés à un ordinateur). Cette première génération d'interfaces avec le cerveau permettent de détecter le niveau d'attention ou encore le niveau de détente ou certaines émotions.

Dans les laboratoires, les recherches ont été plus loin avec en particulier l'utilisation de l'onde appelée P300 ou encore "ah ah !". Cette onde cérébrale est déclenchée inconsciemment lorsque nous sommes surpris. Grâce à elle il devient possible par exemple de naviguer sur internet uniquement à l'aide de notre pensée : si vous pensez à déplacer la souris dans une direction donnée, vous ne pouvez retenir une surprise lorsque après avoir essayé plusieurs directions, l'ordinateur vous propose la bonne ("ah ah ! çà à l'air de marcher..."). Il suffit alors d'enregistrer la configuration cérébrale qui correspond uniquement pour vous au souhait de déplacer la souris dans cette direction. En refaisant la même opération dans les autrres directions et sur "l'idée" de cliquer sur la souris, cela permet à l'ordinateur de connaitre votre façon de penser ces mouvements et ainsi de déplacer la souris et cliquer pour naviguer par exemple sur un site, de se déplacer dans un monde virtuel... ou même de déplacer un fauteuil roulant. Ce type d'expérience a permis à des humains tétraplégique de surfer sur le Web simplement en utilisant leur pensée. Mais cette fois, il ne s'agissait pas d'un simple casque posé sur la tête mais de sondes implantés directement dans la boite craniène.

Des expériences avec des singes leur ont permis de manipuler des bras robotisés à plusieurs milliers de kilomètre de distance pour attraper par exemple une banane (ce qui doit être très frutrant pour le singe qui du coup ne peut la manger...). PLus récemment, il a même été possible au singe de reconnaitre la texture de l'objet touché. La plasticité du cerveau lui permet de s'adapter jusqu'à considérer ce troisième bras comme le sien. D'autres travaux ont permis d'améliorer la précision de la détection au travers de la boite craniène afin de supprimer la nécessité d'implanter les électrodes directement dans le cerveau. Cette première génération d'interfaces avec le cerveau pourraient donc s'acheminer vers de simples casques permettant de controler à distance tout un ensmble d'objets ou d'interfaces.

détecter des images dans un cerveau
détecter des images dans un cerveauMais une deuxième génération pourrait peut être nous mener beaucoup plus loin
. A Kyoto en 2008, les chercheurs ont réussit à capter l'image d'un visage ou d'un objet pensé par une personne sous la forme d'une image de très basse qualité (10 par 10 pixels en noir et blanc). Il semble que ce soit cette approche dont parle IBM dans son annonce pour 2017. Avec une telle technologie, si nous arrivons à la développer, il deviendrait possible par exemple d'appeler une personne avec son téléphone simplement en y pensant. IBM pense également à des usages pour le jeu. Un peu plus tard, ce type de technologie permettrait également de détecter des pathologies neuronales. Si ce type de technologies arrvient à se développer jusque dans nos rêves nos plus fous, elles permettraient peut-être d'enregistrer... nos rêves les plus fous. D'ores et déjà il est important, pour le cas où cette technologie viendrait à aboutir, de se poser la question des usages possibles mais également les questions éthiques que ces usages pourraient poser.

Existera-t-il un jour une troisième génération d'interfaces avec le cerveau qui permettrait non plus de commander par la pensée ni d'enregistrer les images auxquelles nous pensons mais de véritablement connaitrre ce que pense une personne ? Cela nécessiterait d'arriver à capter et comprendre les concepts manipulés par notre cerveau ce qui est une autre histoire...

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Le livre Prospectic, nouvelles technologies, nouvelles pensées (FYP éditions 2008)


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